Résumé livre Bedouet créer microferme
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LE livre pour créer sa micro-ferme

Créer sa micro-ferme de Linda BEDOUET

Ce livre est un guide pour tout porteur de projet agricole en maraîchage bio sur petite surface avec des pratiques agroécologiques voires permaculturelles. Il parcourt les différents aspects du montage du projet aux premières années d’installation en passant par les démarches administratives, le design de sa ferme, méthodes et techniques culturales ainsi que la vente.

Vous trouverez, dans cet article, un résumé du livre et mon avis sur celui-ci.

Avec les différents résumés de ce blog, je veux aider ceux qui, comme moi, veulent s’autoformer (voir l’article sur l’autoformation en agriculture) avant de créer et d’améliorer continuellement leur micro-ferme. La liste complète des livres qui m’ont marqués se trouvent dans l’article « la liste ultime de livres pour réussir son projet agricole« . J’espère que ces résumés vous donneront envie de lire ces livres et de sélectionner ceux qui vous serviront le plus. Et une fois les avoir lu vous pourrez utilisés ces résumés comme aide-mémoires! Bonnes lectures!

Avant-projet

L’agriculture biologique connaît un essor considérable et la demande ne cesse de croître. Les surfaces cultivées en bio ont doublé de 2006 à 2013 et le nombre de fermes bio en France est passé de 2950 à 6500. L’augmentation considérable ces dernières années de porteurs de projets agricoles conduits en bio sur petite surface forme un mouvement de retour à la terre. Il est constitué dans sa majorité par des néo-ruraux recherchant de la cohérence et de la résilience portés par des principes agroécologiques. Mais ce mouvement doit être correctement accompagné pour qu’il soit effectif et durable. Ce livre a pour objet d’aider tout porteur de projet à mener bien leur aventure.

Micro-ferme

Une micro-ferme est une ferme de petite dimension (environ 1ha par actif) cultivant en bio (voir en agroécologie avec des notions de résilience énergétique, de biodiversité et de gestion de l’écosystème) une large gamme de cultures et commercialisant en circuits courts.

Plusieurs externalisations à la création de micro-fermes sont décrites :

  • La dynamisation du territoire en contribuant à l’ajout de petits commerces,
  • La bonne gestion de l’eau, la préservation de la qualité de l’air, la replantation d’arbres, la réactivation de la fertilité des sols, la lutte contre l’érosion de la terre arable,
  • La création d’emplois par la faible mécanisation de ces fermes, la faible surface utilisée et la diversification (transformation, pédagogie…),
  • L’apport d’une alimentation saine et variée,
  • Le rôle pédagogique de celle-ci sur la biodiversité, le bien vivre et sur la prise de conscience de l’industrie agroalimentaire.

Devenir porteur de projet de micro-ferme

La première étape est d’abord de savoir ce que l’on cherche exactement : métier à plein temps, autonomie, se lancer seul ou à plusieurs… Puis de connaître ses capacités : condition physique, contraintes familiales, motivation…

Travailler dans d’autres fermes permet une prise de conscience de la majorité de ces éléments. Un travail sur soi est indispensable avant d’entreprendre un changement de vie et pour établir ses réels besoins. Chaque ferme est différente et votre projet doit vous correspondre avant tout.

La formation

Il est conseillé d’avoir une expérience d’immersion dans une ferme avant de s’inscrire à une formation plus ou moins longue afin de découvrir le métier. Ensuite il est recommandé de se former le plus tôt possible mais chaque cas est unique, il faut tenir compte de ses expériences, professions antérieures, compétences, savoir-faire, maturité, moyens financiers ou encore de son âge.

Différents moyens de se former ou de découvrir le métier sont alors possibles :

  • Le Wwoofing (échange de travaux dans une ferme bio contre le logis et le couvert). Les formations
  • Les lycées agricoles et centres de formations à l’agriculture : avec notamment le BPREA ouvrant les droits à l’installation, assez complet (conduite des cultures et gestion, administratif et législation), d’une durée d’un an en alternance et concret.
  • Le parcours de découverte « métier » (projet ADEMA) : pour les demandeurs d’emploi,
  • Un stage par convention (PMSMP) avec pôle emploi,
  • « Les Champs des possibles » : parcours de découverte de deux à trois mois,
  • Le Point Accueil Installation (PAI) et le plan de professionnalisation personnalisé (PPP) : géré par la chambre d’agriculture, il permet notamment d’avoir une convention pour un stage de maximum 6 mois. Ce parcours est directement lié à la création d’un projet agricole tandis que le PAI est purement informatif.
  • Les formations non diplômantes,
  • Les formations Fermes d’Avenir : plus ou moins longues avec des thématiques très diverses et spécifiques,
  • La formation continue au sein du GRAB,
  • L’Atelier paysan (coopérative d’auto-construction) qui propose diverses formations pouvant être financées,
  • L’autoformation : livres et Internet,
  • Les espaces-test agricoles (ETA),
  • Le parcours « Devenir éco-paysans » au CFPPA dans le Vaucluse.

L’accès à la terre, le financement et l’assistance

Trouver ses terres

Cette première étape est la première difficulté. Soit vous avez la possibilité d’obtenir des terres via votre famille ou vos proches, soit vous devez effectuer les étapes suivantes :

  • Déterminez un lieu géographique de préférence,
  • Rédigez un dossier de présentation de votre projet et aspirations,
  • Rencontrez les acteurs locaux : agriculteurs proches de la retraite, politiques, associations,
  • Effectuez les démarches auprès des groupes suivants :
    • Terre de Liens et La Foncière,
    • Les CIVAM,
    • La SAFER.

Il faut rester réaliste sur le lieu recherché, potentiellement revoir ses exigences à la baisse suivant le temps de recherche et vos capacités de financement mais ne vous jetez pas sur la première opportunité trop rapidement. La quête peut être longue, courage !

Une fois le terrain trouvé, vous devez penser à vous entourer car seul on ne va pas très loin. Pensez à vos proches, aux ressources locales (habitants, associations…) et à certaines associations incontournables pour vous aider :

  • La FNAB (Fédération nationale de l’agriculture biologique),
  • La FN-CIVAM (Fédération nationale des centres d’initiatives pour valoriser l’agriculture et le milieu rural,
  • Le RAD (Réseau agriculture durable),
  • Les ADEAR (Association pour le développement de l’emploi agricole et rural),
  • Ferme d’Avenir.

Concernant les appuis financiers il y a différentes sources possibles :

  • Les aides à l’installation JA (jeune agriculteur),
  • Un prêt bonifié,
  • La DRAAF (Direction régionale de l’alimentation, de l’agriculture et de la forêt),
  • Les aides destinées à l’agriculture biologique (aides PAC conversion et maintien en bio, crédit d’impôt bio, aide à la certification bio),
  • Le financement participatif ou crowdfunding,
  • Les appels à projet.

Dans le cas de notre ferme, plusieurs choix ont été fait dès le départ :

  • Pas de dépense superflue et des investissements répartis sur cinq ans.
  • A notre rythme : par exemple le bâtiment agricole a été construit seulement en cinquième année.
  • Pas d’endettement : l’appel aux banques c’est seulement fait pour les besoins en fond de roulement. L’objectif étant de garder sa liberté financière.

Choisir son statut juridique, social et fiscal

Choix juridiques

Plusieurs choix s’offrent à vous : l’entreprise individuelle, l’entreprise individuelle à responsabilité limité (EIRL) ou dans le cas des sociétés : le GAEC, l’EARL, le GFA (pour le foncier) et la SCEA (activité non commerciale).

Le régime social

Edouard est affilié à la MSA comme exploitant à titre principal. Linda (l’auteur) est officialisée comme conjointe collaboratrice.

Les autres statuts possibles sont :

  • Cotisant de solidarité : pour un producteur en dessous d’un certain CA ou à mi-temps (ou encore en début de projet d’installation sous certaines conditions),
  • Chef d’exploitation à titre secondaire.

Choix fiscaux et comptables

Le régime d’imposition des activités agricoles est celui des bénéfices agricoles (BA). Deux possibilités s’offrent à vous : le régime d’imposition réel (normal ou simplifié) ou au forfait. Il est par défaut défini suivant votre chiffre d’affaire mais peut dans certains cas être changé.

Il faut également choisir votre option sur la taxe sur la valeur ajoutée (TVA) pour qu’elle soit simplifiée ou au réel.

Les démarches comptables, sociales et fiscales peuvent être complexes à l’installation et durant votre activité, la chambre d’agriculture et des formations peuvent vous guider pour les effectuer vous-même mais il est également possible de faire appel à un professionnel par le biais d’une association de gestion, d’un expert-comptable libéral ou d’un centre de gestion agréés (CGA).

Démarrer son projet

Les outils et équipements

Pour s’installer avec un minimum d’investissements et d’endettement, il faut le faire de manière progressive. Par exemple l’installation de l’irrigation a commencé que la deuxième année, les serres se sont montées une par an. Certains matériaux sont par contre indispensables à un bon démarrage : une serre, une source d’irrigation, une source de paillage, du terreau pour les semis, de la matière organique, des outils à mains pour aérer le sol, semer, désherber et récolter. Le matériel sur la ferme est aujourd’hui (après cinq ans d’exercice) le suivant :

  • Un tracteur de 60ch
  • Un vibroculteur
  • Un épandeur à fumier
  • Un broyeur d’occasion
  • Un semoir Ebra
  • 4 serres d’occasion
  • Une serre à fraisier neuve
  • Du petit matériel (bêche, pelles, fourches, râteaux, binettes, houes, arrosoirs…)
  • Une houe maraichère
  • Un pulvérisateur atomiseur à dos
  • Des pots, plaques de semis
  • Des bâches (toile tissée, bâche plastique et bâche d’ensilage)
  • Des tunnels nantais
  • Le paillage naturel (paille de blé ou d’orge)
  • Du terreau.

Le rythme

La réussite de votre projet tient du rythme et de l’organisation. La planification est essentielle au bon fonctionnement de la ferme. Il faut savoir être multitâche mais aussi prendre soin de soi et instaurer des règles de vie. Il faut savoir se préserver pour exercer ce métier dans la durée.

Le salaire

Une étude a été effectuée sur 31 fermes dont 16 sur moins de 2ha et la moitié des producteurs avec moins de 6 mois d’expérience. Cette étude donne en moyenne un chiffre d’affaire de 29 200€/UTH (de 14 200 à 51000€/UTH). La valeur ajoutée de ses fermes est en moyenne de 55% du chiffre d’affaire.

Comprendre sa terre et ses besoins

La connaissance de sa terre est primordiale lors du lancement de projet. Des analyses faites en laboratoires ou par soi-même sont fortement conseillées à l’installation, en voici quelques-unes : le test du boudin, la mallette SQTK, la méthode visuelle des sols (MVS), la méthode Hérody, la méthode Bourguignon et le LAMS.

Évaluer son accès à l’eau

Les prix étant en constante évolution ainsi que les besoins en eau, les points d’accès à l’eau est la première infrastructure à établir : éventuel forage, bassin ou citerne, pompe, système de raccordements, goutte-à-goutte et asperseurs.

Conception sur plans et design

La conception démarre par l’observation du site : ensoleillement, ombre, vent, plantes bio-indicatrices et faune. Vient ensuite les premiers achats de matériel puis l’implantation des arbres. En effet la ferme est conduite en agroforesterie. L’étape suivante consiste à dessiner les différentes zones sur son plan de ferme et commencer à installer les infrastructures par ordre d’importance. La possibilité d’accueillir du public doit aussi être prise en compte dans la configuration de la ferme. Le placement des différents éléments doit être fait pour la ferme soit ergonomique et pour réduire au maximum les trajets dans la journée.

La troisième étape est d’organiser la rotation de ses cultures. On peut s’inspirer de la démarche utilisée par JM Fortier dans son livre Le jardinier-Maraîcher mais la configuration de votre ferme ne permet pas toujours de planifier une rotation aussi rigoureuse. Une démarche expérimentale les premières années est conseillée.

La stratégie pour les semences et les plants

Le choix de faire ses propres plants ou non est une question importante dans l’élaboration de votre projet. Cela aura un impact sur votre image, stratégie commerciale, investissement en temps pour se former et nécessitera un investissement matériel. Il faut avant tout que vous aimer cette activité avant d’y consacrer un temps précieux. Il est tout à fait possible d’acheter tous ses plants mais cela augmentera beaucoup vos charges. A vous de voir ce qu’il vous correspond le mieux.

La production de ses propres plants nécessite des connaissances sur les familles botaniques, les différentes méthodes de reproduction, la sélection variétale, les techniques d’extractions des graines, les techniques de conservation puis les méthodes de levée de dormance et de plantation, l’éventuel greffage et enfin un suivi rigoureux. Vient ensuite les questions de choix variétales avec potentiellement des complications pour les trouver dans le commerce.

Les méthodes culturales

Étant donné que l’auteur considère qu’un porteur de projet possède déjà quelques connaissances voire formations et expériences, il est indiqué dans ce chapitre des techniques moins développées dans les formations classiques. L’idée reste de rendre nos fermes plus ergonomiques, moins chronophages et plus productives. Les points incontournables sont les suivants :

Développer la biodiversité

En installant des perchoirs, nichoirs, lasser monter en graine des graminées, semer des plantes mellifères, planter des haies… En plus de réduire les nuisibles d’année en année par la mise en place d’un écosystème, cette biodiversité embelli le lieu et contribue au plaisir de travailler dans sa ferme et d’accueillir du public.

L’agroforesterie

Elle permet le maintien des sols avec son enracinement (lutte contre l’érosion), régule l’eau, conserve l’humidité dans le sol et dans l’air, fait remonter des nutriments à la surface, développe l’activité mycorhizienne, protège du vent, du soleil, accueille la faune, nourrit le sol et capte le carbone.

Dans cette ferme les fruitiers (essentiellement pommiers et poiriers de variétés anciennes conduit en demi-tige) sont plantés tous les 8 mètres en tous sens.

Vous pouvez retrouver une définition de l’agroforesterie dans cet article.

Le « maraîchage sur sol vivant »

L’association MSV promeut une agriculture basée sur la vie du sol et plus globalement sur le cycle du carbone dans le but d’humidifier et de structurer les sols, de diminuer les besoins en fumure et en eau, de préserver l’environnement et de réduire le travail des maraîchers. Il faut alors une couverture permanente des sols (engrais verts, couverts végétaux, mulch et résidus de cultures), minimiser le travail du sol, utiliser des outillages spécifiques à son système, produire de la biomasse (par des couverts végétaux, cultures et arbres) et enfin favoriser la diversité de la faune et de la flore avec des itinéraires techniques adaptés. La phase de transition des deux systèmes agricoles passe inévitablement par un apport massif de matières organiques (type BRF) et très souvent par un travail de décompactage du sol.

Pour expérimenter ces techniques, il est conseillé de d’abord se former, de tester à petites échelles et de tirer parti de ses échecs sans se décourager.

Le Bio-intensif selon J-M FORTIER (Le Jardinier-Maraîcher)

Inspiré le l‘ouvrage d’Eliot Coleman (The New Organic Grower), son système est basé sur l’utilisation de planches permanentes (plates-bandes surélevées), d’un apport de matière organique conséquent sur celles-ci, un travail du sol en surface (avec un motoculteur), une aération du sol (avec une grelinette) et une densité de semis élevée. Le tout dans une ferme conçue de manière très ergonomique et rationalisée au maximum pour une efficacité et des rendements accrus.

Vous pouvez retrouver un résumé de la méthode de J-M Fortier avec l’article résumant son livre : Le Jardinier-Maraîcher.

Et vous pouvez retrouver le résumé du livre The New Organic Grower d’Eliot Coleman dans l’article suivant.

La biodynamie

La biodynamie proscrit l’utilisation d’engrais et pesticides solubles (même bio) pour l’utilisation de composts végétal ou animal décomposables par les organismes vivants. C’est une pensée agrologique prenant dans sa globalité l’agroécosystème (incluent le cosmos et la dimension spirituelle). L’élément le plus connu du grand public est l’utilisation d’un calendrier lunaire.

La diversification

Après avoir sécurisé les productions de références, la diversification devient intéressante dans un objectif de revenu complémentaire et d’augmentation de ses compétences et connaissances. Elle peut être notamment l’élargissement de sa gamme, la transformation, la création d’un atelier animal (les poules pondeuses par exemple) ou la restauration. Cette diversification peut être également « humaine » par le biais de l’accueil de public ou de l’associatif. Dans tous les cas cela doit venir d’une réelle envie voire d’une passion de votre part puisque des investissements seront souvent nécessaires et la charge de travail supplémentaire peut être conséquente.

La commercialisation

La production à elle seule ne vous fera pas vivre, la commercialisation est un point crucial de pérennisation de votre projet. Déterminez d’abord vos besoins financiers en fonction de votre endettement, responsabilités et objectifs. Puis établissez le ou les moyen(s) de commercialisation propre à votre état d’esprit et vos possibilités (géographiques notamment). Le circuit-court est le plus utilisé par les récentes installations : AMAP, vente à la ferme, par Internet (sur votre site ou par « la ruche qui dit oui »), les magasins de producteurs, les magasins engagés, les restaurants, les restaurations collectives, les marchés ou encore les évènements et festivals locaux.

Communiquer pour exister

La communication a toujours été importante mais est rendue aujourd’hui accessible à tous avec des outils pour la plupart gratuits. Les étapes indispensables sont les suivantes :

  • Choisir le nom de sa ferme et créer une identité visuelle
  • Créer son site Internet
  • Créer une page Facebook
  • Mettre en place une lettre d’information
  • Communiquer avec la presse

Le développement de son activité

D’après certaines études (dont le GAB), ce type de ferme arrive à un rythme de croisière à partir de 10 années d’activité. Différents développements peuvent être ensuite envisagés :

  • Créer une association sur la ferme : permet de diversifier son activité sans but lucratif (pédagogie, formation, sensibilisation…)
  • Faire évoluer son statut en s’associant (créer un GAEC ou une EURL)
  • Rejoindre une coopérative d’activité et d’emplois (comme par exemple Terracoopa) pour réunit des activités complémentaires dans sa ferme
  • Créer un espace test sur sa ferme
  • Devenir « Payculteur » par le biais de l’association Ferme d’Avenir.

Les micro-fermes vues par Kevin Morel

Cet engouement dans la création de micro-fermes a mené Kevin Morel à réaliser une étude sur la réalité économique d’une vingtaine d’entre-elles et leurs conditions de réussite.

Comme l’installation fait partie d’un projet de vie global, les maraîchers n’ont pas conçu leur ferme seulement dans une optique de rentabilité et de maximisation de profil. En effet, leur revenu mensuel net souhaité ne varie qu’entre 400 et 1800€. Les différentes aspirations des maraîchers sont :

  • Une qualité de vie,
  • La recherche d’autonomie,
  • Le sens et l’engagement
  • Un temps de travail acceptable,
  • Un revenu décent.

Des choix stratégiques différents ont été fait par ces fermes et concernent l’inscription dans le territoire et la commercialisation, la gestion technique et écologique, l’organisation de la diversité cultivée, le niveau d’investissements et l’organisation du travail. Ces choix sont faits :

  • Avec une vision systémique de leur ferme dans le but de rester en cohérence dans leur ensemble et,
  • En s’adaptant au contexte local.

Cette étude aboutie à des données chiffrées comparant différents modèles obtenus par les différents choix stratégiques cités précédemment. L’ensemble de cette étude est disponible librement sur Internet (« Viabilité des microfermes maraîchères biologiques. Une étude inductive combinant méthodes qualitatives et modélisation » – Kevin Morel).

Conclusion

Linda Bedouet conclue ce livre en mettant en avant le caractère personnel de ce type de projet qui doit avant tout vous correspondre et être conçu comme un projet de vie en cohérence avec votre éthique.

Avis

« Créer sa micro-ferme » de Linda Bedouet est un guide très complet de l’émergence de votre projet à sa concrétisation. Il reprend l’ensemble des démarches et des questions que l’on peut se poser lors de la création d’une micro-ferme. Il ouvre des portes sur beaucoup de domaines différents (choix culturaux, diversification, développement de la ferme).

En revanche ce n’est pas un guide cultural ni la description d’un seul système de culture, avec un contenu déjà dense il a pour objectif de décrire dans sa globalité les différents aspects à approfondir pour une réussite de projet qui vous corresponde au mieux. L’accent est mis sur la réalisation d’une ferme en cohérence avec vous-même et votre territoire.

C’est un guide que je recommande pour tout porteur de projet noyé ou non dans l’abondance de données Internet non vérifiables et voulant avoir un témoignage de la réussite d’une ferme aussi belle que celle de le Mare des Rufaux.

Si vous rêvez de créer votre ferme ou microferme, je vous invite à lire cet article sur les étapes importantes pour la construction de votre projet. Mettez toutes les chances de votre côtés!

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Bien que vous pouvez acheter ce livre avec le lien précédent, essayez de privilégier autant que possible les librairies locales et éthiques !

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