Etapes avant de créer sa microferme
Installation

Les 6 étapes avant de tout quitter pour créer votre microferme

Je vais vous montrer ici le chemin à suivre pour passer d’une envie de changement de vie à un projet agricole bien construit. Toute une démarche active est à entreprendre avant d’arriver à un plan précis qui vous correspond. Chaque microferme est différente, créer celle qui vous épanouira ne tient qu’à vous.

Votre vie professionnelle actuelle vous épuise. Vous avez cette obsession de retour à la terre mais n’avez pas encore sauté le pas. Vous voulez vous reconnectez à la nature. Les week-ends à la campagne ne vous suffisent plus à vous ressourcer et les semaines deviennent de plus en plus dure à encaisser. Créer sa microferme est un rêve pour de plus en plus de personnes n’étant pas du milieu agricole. Alors même si le concept vous plaît, par où commencer ?

Un rapide survol de mon expérience

Je vais d’abord vous raconter rapidement mon expérience et ce qui m’a permis de faire mûrir mon projet. Après des études d’ingénieur dans l’industrie, j’ai démissionné une première fois d’un CDI à 26ans pour voyager à l’autre bout du monde.

D’abord pour prendre du recul. Et on en a tous besoin ! Mais aussi pour travailler dans des fermes et me rapprocher de la nature. J’avais cette nécessité d’être proche des éléments. Voyager en van et cumuler les expériences agricoles m’a permis de vivre au rythme de saisons et au bon vouloir de la météo.

Je me suis rendu compte que travailler en extérieur était une chose merveilleuse et qui me convenant quel que soit le temps. Pouvoir observer tous les écosystèmes environnants tout en travaillant et constater cette richesse incroyable était une chance inouïe.

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Ferme maraîchère au Vietnam

Après cette expérience, je comptais créer ma microferme. Mais je suis d’abord retourné travailler dans l’industrie pour mettre de de l’argent de côté. J’ai, pendant cette période, dévoré des dizaines de livres. Mais ça n’a pas durée deux ans avant que cette obsession revienne et que rien ne puisse me faire attendre plus longtemps avant de réaliser ce qu’il me faisait vraiment vibrer.

J’ai alors démissionné une seconde fois d’un CDI d’une grande boîte pour me mettre à 100% à l’acquisition de connaissances, compétences, à la construction de mon projet et à la recherche de foncier. Et j’ai repris une formation agricole (BTS) sur un an à distance me permettant d’effectuer plus de stages que préconisés. Pendant toute cette période mon projet s’est affiné jusqu’à trouver la bonne combinaison entre tous les paramètres menant à une ferme en cohérence avec ma vision, mes capacités, mes envies et celles de ma famille.

Le métier d’agriculture est un métier plein de sens et est passionnant. Il doit faire face à de nouveaux défis et s’adapter aux changements toujours plus rapides. Plein de choses sont à mettre en place et à constamment améliorer.

Créer une microferme est un acte militant. C’est vouloir faire partie d’un mouvement plus grand, bénéfique à tous. Une microferme va à l’encontre d’une pensée dépassée de vouloir s’agrandir, standardiser, mécaniser et traiter chimiquement les problèmes.

« Small is Beautiful »

Ernst Friedrich Schumacher

Une ferme de petite dimension permet d’avoir tout à l’œil et tout à portée de main. Les faibles investissements et charges courantes permettent de limiter vos besoins financiers et vous donne une autonomie et une liberté si difficile à atteindre. La mentalité associée est basée sur la compréhension des systèmes naturels et l’observation de son environnement local pour prévenir des risques et produire en abondance sans détériorer ni déséquilibrer la nature environnante.

Le phénomène des microfermes prend de l’ampleur dans de nombreux pays sous autant de formes que d’agriculteurs. Chacun à sa vision des chose et sa manière de fonctionner. C’est pourquoi avant de se lancer il faut être clair sur ses objectifs, ses convictions et ses capacités pour en faire un lieu en cohérence avec vous-même. C’est cette cohérence qui rendra votre projet viable et durable. Et c’est l’objet de cet article.

Plusieurs étapes sont indispensables avant d’envisager un changement de vie aussi radical. Il vous faut avant de quitter votre emploi avoir un plan réfléchi et ne pas vous faire de fausses idées ou trop idéaliser votre objectif.

Créer une microferme ne doit pas être une échappatoire à un travail qui ne vous convient plus ou un mode de vie qui vous étouffe mais un réel choix de vie comprenant une multitude d’activités qui vous passionnent.

Avoir une ferme s’est accepter avoir des responsabilités, résister au stress, avoir constamment des imprévus, maintenir une rigueur, une discipline et tenir physiquement dans la durée. C’est aussi vouloir s’améliorer, remettre en question constamment vos acquis et ne jamais s’arrêter d’observer, d’analyser et d’échanger.

Les 6 étapes avant de faire le premier pas et créer votre microferme

1ère étape : Se connaître

Se connaître avant de créer sa ferme ou microferme. La cohérence est le facteur de durabilité le plus important. Apprenez à vous connaître avant de vous installer

C’est l’étape la plus négligée et pourtant la plus importante. Il s’agit de se rendre compte de sa personnalité, être conscient de ses forces et faiblesses, connaître ses motivations profondes et ses valeurs. C’est un réel travail d’introspection. Il faut prendre le temps pour avoir assez de recul sur votre vie professionnelle, sur votre éducation et sur vos choix vous en amenés à ce que vous êtes et ce que vous faites.

Certains livres peuvent vous aidez à faire cet exercice pas toujours évident et parfois très dérangeant.

Ce travail est non seulement bien pour savoir si vous êtes fait pour ce métier mais également pour construire une ferme cohérente avec vous-même. La cohérence est le premier facteur de durabilité d’une ferme.

Beaucoup de compétences différentes sont indispensables pour le ou les créateurs d’une ferme : être déterminé, avoir une bonne tenue au stress, savoir s’adapter, savoir prendre des décisions au bon moment et rapidement, avoir une bonne gestion (au niveau de l’organisation, de la planification et du suivi). Il faut être un bon communicant et être fiable pour fidéliser sa clientèle et ses partenaires.

L’écoute est un point très important. C’est ce qui fera que vos employés, stagiaires ou woofeurs passent un bon moment à travailler avec vous. C’est ce qu’il fera que vos clients se sentent impliqués dans votre progression et continueront d’acheter chez vous et de parler de vous en bien. Le lien social avec toutes ces personnes est indispensable à la durabilité de votre ferme et est bénéfique pour tous.

Le dernier point est une bonne condition physique. Mais pas besoin d’avoir fait de la musculation depuis 10ans ou de pouvoir courir un marathon, tout est dans les bons gestes et l’utilisation des bons outils. Vous devez avant tout vous préserver au maximum. Pensez long terme.

Si votre projet est collectif, faîtes en sorte que tous les membre du projet fasse la même démarche.

2ème étape : Acquérir des connaissances globales sur le monde agricole

Avoir des connaissances de base du milieu agricole et des évolutions de l’agriculture au cours des derniers siècles est très importante. Cela vous permettra d’avoir un projet avec des directions en accord avec vos principes et de travailler avec d’autres agriculteurs sans juger leurs pratiques si elles ne sont pas similaires aux vôtres.

Dans cette étape il vous faudra lire différents livres, ressources internet sur les différents aspects de l’agriculture. Il est nécessaire de rester ouvert et de comprendre les raisons des différents choix qui ont été fait. La liste de livres qui m’ont marqué est visible dans cet l’article.

Beaucoup d’informations sont disponibles sur Internet mais le livre de Bruno Parmentier : « Nourrir l’humanité » est vraiment intéressant. Il retrace l’évolution de l’agriculture et permet de comprendre les différents choix et les nouveaux défis qui s’offrent à notre génération.

Une fois que vous avez assez d’information pour avoir une vue d’ensemble sur le milieu agricole, il y a de grandes chances que votre vision d’un projet qui vous corresponde s’affine. Vous avez alors certaines cultures qui vous passionnent plus que d’autres. C’est le moment d’approfondir certains sujets, comme nous allons le voir dans la prochaine étape.

3ème étape : Développer des connaissances plus spécifiques

Avec assez des connaissances sur le milieu agricole et sur vous, vous êtes capable d’avoir une idée des cultures que vous préférez. Même si c’est encore flou, il est intéressant d’approfondir certains sujets pour voir réellement de quoi il s’agit et quelles sont les avantages et inconvénients de chacun. L’amour pour les animaux ou la lourdeur du quotidien d’éleveur, la passion des légumes ou la dureté physique d’un travail proche du sol, l’amour de faire son pain avec ses céréales ou le refus complet de monter sur un tracteur, la fascination des arbres ou l’impatience et le stress d’une production long terme etc.

Même si ces dualités sont caricaturées, chacune des cultures porte des satisfactions et des obligations qui sont perçues différemment suivant vos personnalités. Concernant les compétences, tout s’apprend ! Ça ne doit pas être un facteur limitant.

Pour approfondir vos connaissances et vous rapprocher d’un projet viable et qui vous correspond, différents moyens s’offrent à vous. Vous pouvez bien sûr lire davantage sur ces sujets plus spécifiques. Vous retrouverez des résumés de livres dans cet article.

Mais le mieux dans cette étape est de rencontrer des gens, des professionnels ou passionnés et de discuter et échanger sur vos projets et questionnements.

Il est important dans cette étape de se rendre compte du terrain. Balader vous vers le lieu que vous visez, observer et analyser les problématiques spécifiques au territoires rural non mises en avant. Si vous visez un lieu précis, allez-y aussi quand la météo n’est pas idéale ou la saison pas propice, vous vous rendrez d’autant plus compte de la réalité. Passez du temps dans les bourgs avoisinants et voyez si vous vous sentez bien.

Créer une microferme, c’est contribuer au dynamisme d’un territoire et à la vie locale. Cela doit aller dans les deux sens : le voisinage doit être à l’écoute de projets tels que le votre et vous devez vous sentir bien dans le lieu que vous viser pour participer activement à votre échelle.

Avec des connaissances approfondies sur les sujets qui vous intéressent le plus et une vision terrain, il vous faut encore pratiquer. La pratique vous permettra de passer d’une idée théorique à une réelle expérience qui vous éclairera encore plus sur ce que vous aimez faire. Vous pourrez alors différencier les activités qui vous intéressent à titre personnel de celles commerciales.

4ème étape : Acquérir des compétences en pratiquant

Créer sa microferme : pratiquer, rencontrer et partager

La pratique est essentielle pour réellement savoir si vous êtes fait pour le milieu agricole et pour vous diriger vers la bonne branche dans laquelle vous pourrez vous épanouir. Une multitude d’options s’offre à vous suivant vos disponibilités en temps et géographiques. Vous pourrez alors exercer par le biais de :

  • Wwofing,
  • Jardins collectifs ou partagés,
  • Associations,
  • Stages
  • Pratiquer chez vos voisins, familles, amis…

Cette étape est très importante, même cruciale. Plus votre expérience sera longue mieux ce sera. Il faut au minimum faire une saison compète chez quelqu’un d’autre avant de s’installer. Mais même pour faire mûrir votre projet et voir votre comportement dans la durée pratiquer est très important. Cela vous permettra de mettre en évidence les aspects que vous n’avez pas envisagé. Essayez de voir le plus d’endroits différents, ne vous buttez pas à travailler chez quelqu’un avec qui le relationnel ne se passe pas bien. Profitez de chaque instant, il y a tellement de belles fermes à voir et de personnes inspirantes à rencontrer, ne perdez pas votre temps.

Avec ces expériences sur le terrain, vous avez pu confronter vos idées avec la réalité. Vous êtes désormais capable de déterminer les productions qui vous passionnent.

5ème étape : Déterminer la ou les spécialités qui vous passionnent le plus

Pratiquer permet de se rapprocher de la réalité d’un métier. Cela a même dévoilé des côtés que vous ne connaissiez pas chez vous. En tout cas le fait de sortir de sa zone de confort est une chose bénéfique même si cela ne vous a pas mené là où c’était prévu.

La tendance des reconversions est au maraîchage diversifié mais beaucoup d’autres activités sont possibles et beaucoup de diversifications différentes sont envisageables. Il vous faut en revanche choisir un domaine principal et devenir expert dans celui-ci. Ensuite seulement vous pourrez diversifier votre activité progressivement et augmenter votre éventail de compétences.

Dans cette étape il faut différencier ce que vous aimez faire de ce que vous voulez commercialiser. Par exemple vous pouvez avoir un potager pour vous et votre famille mais choisir de commercialiser une production animale. Ou l’inverse avoir une activité maraîchère mais avoir quelques poules qui produiront des œufs pour votre famille voire quelques moutons pour pâturer si la surface vous le permet.

L’idée est bien de différencier une activité loisir, domestique d’une activité commerciale. L’approche est bien différente entre les deux : les besoins en compétences, surface, infrastructure, matériel et en temps sont radicalement opposés.

Pour y arriver faites plusieurs scénarios avec les pours et les contres. Imaginez-vous dans telle ou telle situation pour vérifier ce qui vous motive réellement dans ce nouveau choix de vie. Prenez le temps, ne partez pas trop vite sur une idée arrêtée mais écoutez-vous bien et restez ouvert à toute possibilité. Le cheminement pour définir son projet de vie prend du temps.

A ce stade-là, vous avez une idée réaliste de vous-même, du milieu agricole, des connaissances sur les productions qui vous motivent, un peu d’expérience et une vision bien plus claire de votre projet. Il s’agit maintenant de mettre cette vision à plat, sur papier et de l’ordonner pour enfin avoir un projet dont vous serez fier de porter.

6ème étape : Construisez votre projet de microferme

Créer, projet de microferme cohérent avec vos principes et valeurs

Il est temps de mettre votre projet à plat et de fixer certains critères importants pour vous tout en restant flexible sur d’autres. Et oui le parcours à l’installation n’a pas officiellement commencé ! Encore plein de choses peuvent ne pas se passer comme prévu.

Pour construire votre projet, faites appel aux différents livres et témoignages. En effet les chiffres sur les plaquettes officielles sont adaptés à une agriculture conventionnelle ou bio mais dans tous les cas avec une mécanisation importante et des pratiques liées à celle-ci. Mais selon les pratiques agricoles visées, le dimensionnement et les investissements sont totalement différents.

En voici trois exemples concernant une production maraîchère :

Ces trois modèles sont bien différents, il en existe bien sûr d’autres et toutes les déclinaisons sont possibles. Chaque microferme est unique. Il est bien de se documenter sur différents modèles et de prendre ce qu’il vous plait et correspond à vos valeurs. La performance de ces deux derniers modèles sont très liées à la bonne adaptation à leur situation géographique et à la parfaite compréhension de leur clientèle.

Pour en savoir plus sur différentes méthodes et techniques en maraîchage et arboriculture, vous pouvez retrouver les résumés de livres dans la rubrique adéquat de ce blog.

A la fin de cette étape, vous devrez être capable de :

  • Définir votre projet en quelques lignes,
  • Mettre à plat vos aspirations : labels, agroécologie, permaculture, biodynamie, sol vivant, agroforesterie… (pour en savoir plus sur ces termes, je vous renvoie à cette catégorie)
  • Définir vos productions :
    • Les différents ateliers (maraîchage, arboriculture, petits fruits, aromatiques, élevages…) : principaux et secondaires (diversification)
    • Les modes de commercialisation,
    • Vos objectifs en volume ou chiffre d’affaire,
      • Définissez d’abord vos besoins en fonction de votre niveau de vie, de vos contraintes personnelles (nombre d’enfants, scolarité, emprunts…)
      • Evaluer un chiffre d’affaire visé (les charges en agriculture représentent environ 50% de votre CA)
  • Dimensionner votre ferme (en fonction des chiffres officiels et des pratiques agricoles visées)
  • Définir vos besoins en main d’œuvre répartis sur l’année,
  • Budgets prévisionnels :
    • Récapitulatif de vos besoins : contraintes personnelles, niveau de vie souhaité…
    • Revenus envisagés, investissements, chiffre d’affaire par production

Il ne s’agit pas ici d’une étude technico-économique poussée mais des grandes lignes, de vos attentes et besoins et de grossièrement les moyens nécessaires (liste non exhaustive du matériel). A la fin de cette étape vous serez capable de discuter et d’expliquer clairement votre projet à quiconque et ça fait une grosse différence pour avancer. Viens ensuite le parcours officiel à l’installation.

Et ensuite?

En suivant ces 6 points vous avez fait un boulot énorme. Maintenant la suite de votre parcours relève d’une installation agricole classique.

La première chose à faire est d’aller au Point Accueil Installation (PAI) de la Chambre d’Agriculture de préférence dans le département où vous souhaitez vous installer (Lien pour trouver le PAI en question).

Vous pourrez parler librement de votre projet, même s’il n’est pas tout à fait clair. Vous aurez les réponses à votre cas particulier et vous aurez les contacts des personnes pour vos questions bien spécifiques. Il sera sûrement question de faire une formation pour obtenir l’autorisation d’exploiter.

Ensuite vous pourrez commencer à réfléchir :

  • Aux aspects juridique, social et fiscal : site « je m’installe paysan » ,
  • Aux financements : c’est ici,
  • A la recherche de foncier agricole : c’est .

La suite classique d’une installation est le parcours PPP (plan de professionnalisation personnalisé) de la chambre d’agriculture. L’objectif de ce parcours est de créer un business plan et un plan prévisionnel sur 5 ans vous donnant, entre autre, accès aux aides de l’état (DJA). Vous trouverez toutes les informations nécessaires relatives au PPP avec ce lien.

Ces 6 étapes avant le début de votre parcours à l’installation font vraiment la différence quant à la durabilité de votre projet agricole. C’est un boulot conséquent mais qui en vaut vraiment la peine. Le risque dans un projet collectif est encore plus élevé. Bien sûr suivant votre cas particulier ils ne sont pas à suivre dans l’ordre. Vous pourriez préférer commencer par pratiquer si l’occasion se porte à vous. C’est d’ailleurs une manière rapide pour ne pas se faire de fausses idées.

Pour résumer connaissez-vous, documentez-vous, rencontrez, partagez, pratiquez et mettez tout ça à plat !

Qu’importe le point où vous en êtes, passez à l’action. Créer sa microferme est un projet merveilleux, si vous le voulez vraiment, rien ne pourra vous arrêter !

10 Comments

    • Dimitri

      Salut ! Merci beaucoup pour ton commmentaire qui me motive beaucoup a continuer! Si tu as des idees d’articles que tu aimerais que j’aborde n’hesites pas. 🙂

    • Séverine

      Bonjour
      Tout d’abord félicitations pour votre parcours et merci pour ce blog.
      Envisageant une reconversion professionnelle, il apporte beaucoup de réponse.
      J’aurai souhaité savoir la formation agricole (BTS) sur un an à distance que vous avez préparé?
      Merci d’avance

      • Dimitri

        Bonjour,
        Merci pour ton commentaire. Alors j’ai fait un BTS ACSE (Analyse Conduite et Stratégie d’Entreprise agricole). C’est pas le BTS le plus commun pour ce type de projet. Souvent les gens partent sur un BTS productions végétales. Pour ma part je me suis dit que les pratiques agricoles que je visaient étaient alternatives et donc pas abordées en cours et que je les apprendrais plutôt en stage ou dans d’autres expériences professionnelles. J’ai choisi ce BTS pour deux raisons principales : d’abord parce qu’il permet d’avoir de bonnes notions en comptabilité et fiscalité (des choses souvent compliqués à aborder juste avec des livres ou Internet quand on n’y connait rien!). Et la deuxième raison est qu’il permet d’avoir une vue globale de toutes les types d’exploitations agricoles (principalement grandes cultures, élevage et polyculture élevage quand même). Mais ça permet de se rendre compte des problématiques de chacun et vu que je compte travailler avec mes voisins agriculteurs (pour avoir de la paille, du foin, du fumier ou des services avec engins agricoles) j’aurai plus de facilités à aborder certains sujets.

        Bref le choix du bts dépend vraiment du parcours de chacun et de ce qu’on cherche à apprendre.

        Ensuite le côté « à distance » était vraiment pas mal. En tout cas il m’a bien convenu. Il y avait 5 fois une semaine de regroupement sinon tout est sur une plateforme en ligne et sur beaucoup de bouquins. J’ai pu le faire en un an parce que j’avais une formation initiale supérieure à un bac+2 (quelque que soit ta filière). C’est plutôt intense mais certains le fond même en plus de leur boulot plein temps donc ça dépend des capacités de chacun.

        Si tu as d’autres questions n’hésites pas. Ou si tu as des sujets que tu aimerais bien que j’aborde sur le blog n’hésites pas non plus 😉

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